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Musique classique et opéra par Classissima

Hector Berlioz

samedi 24 septembre 2016


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Le blog-notes de Claude Samuel L’opéra superstar – L’illustre Cavalli – Le sulfureux Héliogabale – Les fantasmes de Franco Fagioli – « Vous méritez un avenir meilleur »

Les blogs Qobuz Martin Matalon ou quand l’Amérique latine débarque à Rennes… (Ph. Patrizia Dietzi) Opéra-ci, opéra-là, comment y échapper ? Cet opéra, dont certains d’entre nous avaient, dans les années soixante, assez imprudemment je dois dire, tourné la page, est flamboyant. Un peu répétitif, certes, dans son répertoire, et parfois mis à toutes les sauces par des metteurs en scène bourrés de talent, mais iconoclastes revendiqués. Tout de même, en ce début de saison, nous avons le choix entre la Katia Kabanova de Janacek en novembre au Théâtre d’Avignon, le Rake’s progress de Stravinsky à Caen, l’Orfeo de Monteverdi à Dijon, la Cenerentola de Rossini à Lille, Pelléas et Mélisande à Limoges, L’Ange de feu (un sommet dans l’œuvre de Prokofiev, j’en reparlerai !) à Lyon, le Hamlet d’Ambroise Thomas (oui, il faut de tout pour faire un monde…) à Marseille, Le Triptyque de Puccini à Metz, Cosi fan tutte à Rouen, le très étrange Tour d’écrou de Britten à Strasbourg, Béatrice et Bénédict de ce pauvre Berlioz, qui n’eut jamais de chance en France avec ses œuvres lyriques, au Capitole de Toulouse, la Lucia di Lammermoor de Donizetti à l’Opéra de Tours et la création à Rennes (oui, une création mondiale !!!) de L’ombre de Venceslao, opéra écrit par Martin Matalon, un compositeur qui, venu de son Argentine natale, est aujourd’hui l’une des valeurs sûres de l’Ircam ; on reste dans la famille sud-américaine avec Copi, à l’origine du livret, et Jorge Lavelli pour la mise en scène : représentation où l’on nous promet « humour, tendresse et noirceur ». Spectacles que vous ne manquerez pas si, outre Rennes, vous habitez à Toulon, Reims, Avignon, Clermont, Toulouse, Bordeaux ou Montpellier. Francesco Cavalli (1602-1676), le héros du baroque vénitien (DR) Le baroque vénitien Au moment où la culture crie misère, l’opéra n’est tout de même pas si mal loti ! Je dirai même qu’à Paris, à Garnier actuellement, il est somptueusement servi. Là aussi avec une création, mais d’un compositeur mort il y a quelque trois cents quarante ans : l’illustre Francesco Cavalli (1602-1676), un représentant du baroque vénitien qui, suivant les traces de Monteverdi dont il fut l’élève, a composé quarante-et-un opéras, dont, parmi les vingt-sept qui nous sont parvenus, Ercole Amante, écrit à la demande de Mazarin à l’occasion du mariage de Louis XIV avec Marie Thérèse d’Autriche, et Eliogabalo, donné actuellement (et jusqu’au 15 octobre) à Garnier, le dernier de la série, qui fut à l’époque mis en répétitions à Venise, mais laissé pour compte en cours de route – le personnage-titre de l’opéra ayant vraisemblablement trop de turpitudes à son actif… Néron aussi, dont s’empara Monteverdi… L’Empereur de Rome (Franco Fagioli) aux pieds de Gemmira (Nadine Sierra), femme convoitée (Ph. Agathe Poupeney/Opéra de Paris) Héliogabale est un personnage historique dont la réputation est plus que sulfureuse ; empereur de Rome en 218, à quatorze ans, il exerça tous les pouvoirs jusqu’à sa mort, quatre ans plus tard ; Edward Gibbon évoque dans l’Histoire du déclin et de la chute de l’Empire romain « un homme voluptueux […] dont les amusements favoris consistaient à défier les passions et les préjugés de ses sujets et à fouler aux pieds toutes les lois de la décence et de la nature, qui se livra sans retenue aux débauches les plus grossières. » Un librettiste, dont on a oublié le nom, s’est jeté avec bonheur sur ce personnage sulfureux dont la sexualité ambiguë nourrit à Garnier l’imagination de Thomas Jolly, responsable de la mise en scène. Une œuvre de styliste dont l’invention s’appuie largement sur le travail très sophistiqué d’Antoine Travert, l’homme des lumières… Ne cherchons pas, malgré les sous-titres, à suivre tous les rebondissements d’une affaire tortueuse. Franco Fagioli, notre Eliogabalo, est, comme il se doit, un contre-ténor qui étale sans restriction ses fantasmes… Le spectacle, en coproduction avec l’Opéra d’Amsterdam, dure trois heures – une durée raisonnable pour l’époque. Ce n’est tout de même pas l’émotion monteverdienne, encore moins la fantaisie mozartienne qui se fera attendre un grand siècle. D’après Verdi C’est aussi un opéra, un ouvrage lyrique ultra-classique qui est installé au Théâtre des Bouffes du Nord (jusqu’au 15 octobre). Une Traviata sous-titrée « Vous méritez un avenir meilleur », agrémentée d’une précision : « d’après La Traviata de Giuseppe Verdi ». Référence : dans ce même lieu, Peter Brook a monté jadis une Carmen d’anthologie d’après Bizet, suivie par un Pelléas et Mélisande d’après Debussy, une Flûte enchantée d’après Mozart. Toutes transpositions impossibles sur une vraie scène d’opéra mais, notamment pour La Traviata, idéale dans ce lieu vermoulu où peuvent librement s’effilocher les souvenirs. De surcroît, La Traviata est là, en la personne de Judith Chemla, une merveilleuse chanteuse-comédienne d’une présence obsédante. L’ensemble où, musicalement et scéniquement, tout s’entremêle, est organisé avec autant de fermeté que de subtilité par un spécialiste des spectacles décalés : Benjamin Lazar, qui, depuis certain Bourgois Gentilhomme à la bougie, n’arrête pas de décanter nos classiques. Ce n’est ni un pastiche, ni un pied-de-nez mais avec neuf musiciens seulement (flûte, clarinette, violoncelle, contrebasse, accordéon, trombone, cor et violon) de libres variations. Et c’est magnifique ! La Violetta des Bouffes, telle qu’une version épurée nous la restitue… (Ph. Pascal Victor) Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason de septembre 2016 : « Ce jour-là, 14 décembre 1784 : Mozart entre dans la franc-maçonnerie »

Carnets sur sol

22 septembre

La Symphonie Fantastique, de la valse au bastringue (Lavandier, Le Balcon, Pascal)

La Symphonie Fantastique dans l'arrangement du jeunot Arthur Lavandier (né en 1987). Jolie initiative pour la réouverture de l'Athénée, qui donne lieu à un disque (chez Alpha) de l'ensemble Le Balcon, dirigé par Maxime Pascal. Vous pouvez l'écouter là pendant votre lecture (et un peu au delà, si votre maîtresse a fait bon usage de vos jeunes années). Je me figure très bien l'irritation qui peut atteindre les mélomanes, en voyant qu'il s'agit largement d'une réinstrumentation (voire d'une réorchestration), et qu'on attire l'attention et la sympathie de l'auditeur en y glissant des touches de modernité joueuses et un peu faciles peut-être. L'impression qu'on se fait briller en pillant un peu Berlioz, quelque chose comme ça, un sentiment que j'ai déjà décrit une fois ou deux dans ces pages (crtl+F 'Widmann', le pauvre), et qui peut être pénible. Pour ma part, je figure au nombre des séduits. De façon variable selon les mouvements. L'ensemble est moins bien orchestré, clairement, et les alternances de couleurs, de textures, de manières, semblent moins cohérentes, plus arbitraires ; il manque aussi, du fait de la réduction, des parts du spectre (des effets d'accompagnement, mais aussi des accompagnements entiers). En somme, cela ne peut rivaliser avec l'original, et ce n'est même pas une optimisation pour effectif chambriste, les moyens convoqués étant tout à fait conséquents (en plus des instruments traditionnels, piano, célesta, fanfare, traitement électro-acoustique, bande). Arthur Lavandier découvrant ébaubi un nouvel instrument. Bronze doré, hôtel de Castries (Paris). Le premier mouvement paraît un peu grêle en comparaison de la version pour orchestre, et la rupture vers la partie rapide n'a pas du tout le même impact cinglant que dans l'original. En revanche, la transmutation de valse sous stupéfiant en bastringue est assez amusante, et fonctionne très bien, avec ses bouts de jazz (certes un peu collés) et son mouvement régulier (à rebours de ce qui est explicitement écrit, donc) de grosse boîte à musique. La scène aux champs est même, à mon sens, plus réussie que l'originale. À peu près tout le monde trouve longue cette page d'une poésie très étale et minimale – même si, en concert, il existe quelque chose de très prégnant visuellement, avec la solitude de ces hautbois rejoints par les réminiscences puis l'orage. Ici, les lignes répétitives et prévisibles se chargent d'harmonies dissonantes mais apaisées qui évoquent plutôt Takemitsu (celui de Garden Rain ou Rain Coming) ; et le cor se détraque dans des lignes qui évoquent furieusement la Serenade de Britten. L'orage apporte donc une disruption moins spectaculaire, mais toute la pièce intéresse cette fois, et pas seulement ses articulations. Le quatrième mouvement est celui qui me touche le moins : il semble abandonner totalement l'argument dramatique tellement bien mis en scène par Berlioz (approche progressive du cortège, repris par tant après lui ; trompettes triomphantes ; idée fixe ; couperet), pour laisser place à une sorte de fanfare caribéenne, très convaincante, mais homogène, sans aucune progression dramatique. C'est beau et nouveau, et pourtant on ne peut s'empêcher de trouver la substitution frustrante. Le sabbat final conserve les cloches (en leur adjoignant des résonances électro-acoustiques) et n'hésite pas à maquiller le matériau en musique résolument contemporaine, de quelqu'un qui aurait tiré profit du spectralisme… Là aussi, beaucoup moins de drame, mais les originalités des sons ajoutés (qui ne se limitent pas au jeu avec la guitare électrique) et des nouveaux effets (les anciens sont abandonnés, d'autres apparaissent à d'autres jointures) occupent très adroitement l'espace musical. Autant les membres du Balcon m'ont paru manquer d'incisivité au début du I, pas très déclamatoires, autant le reste du disque met en valeur leur ardeur et leur élan, indéniables. Beau disque qui renouvelle donc très agréablement la Fantastique et nous invite, sans du tout surpasser ni même égaler l'original, à réentendre ses détails sous un angle nouveau – et devrait nourrir y compris le retour à l'original. Publié apparemment dans un coffret de deux formats, mais ces détails m'échappent tout à fait – et m'indiffèrent parfaitement, pour tout dire. À part lorsque cela permet de se moquer des audiophiles, proies tellement plus dociles que les glottopathes… parfait pour les jours de fatigue.




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20 septembre

Compte rendu, concert ; Paris ; Philharmonie de Paris, le 16 septembre 2016 ; Robert Schumann (1810-1856) : Scènes du Faust de Goethe ; Chœur d’enfants et Chœur de l’Orchestre de Paris ; Orchestre de Paris ; Daniel Harding, direction.

L’Orchestre de Paris a donné ce soir son premier concert sous la direction de son neuvième chef attitré. Daniel Harding a choisi une œuvre aussi rare que belle et difficile : Les Scènes du Faust de Goethe de Robert Schumann. Vaste partition en forme d’oratorio, elle requiert outre un orchestre fourni, un grand chœur et un chœur d’enfants ainsi que de nombreux solistes dont trois voix d’enfants. Daniel Harding a donc tenu dans sa main de velours, ferme et vivifiante près de 300 musiciens et chanteurs. Le résultat est enthousiasmant. La partition de Schumann est la seule, et je pèse mes mots, à rendre compte de la dimension philosophique de l’immense ouvrage de Goethe : Gounod a écrit d’avantage une Margarethe qu’un Faust et Berlioz a manqué de profondeur même si il a su rendre compte de la dimension fantastique comme nul autre. Daniel Harding a pris à bras-le-corps la partition schumanienne et a su la mener à bon port c’est à dire vers l’au-delà. Une direction ferme, nuancée, dramatique mais également pleine de délicatesse et de finesse. Une attention permanente aux équilibres parfois complexes nous a permis d’entendre chaque mot de Goethe y compris avec les enfants solistes remarquables de présence fragile et émouvante. Un Faust magistral Les solistes ont tous été choisis avec soin. Les deux sopranos Hanna-Elisabeth Müller et Mari Eriksmoen ont été remarquables de beauté de timbre, de lumière et d’implication dramatique. Deux très belles voix de sopranos qui sont en plus de très belles femmes élégantes et rayonnantes. Le ténor d’Andrew Staples est une voix de miel et de texte limpide avec une grande noblesse. Les deux basses Franz-Josef Selig et Tareq Nazmi sont parfaits de présence, surtout le premier en malin. Bernarda Fink de son beau timbre noble et velouté a, dans chaque intervention, et parfois très modeste, marqué une belle présence d’artiste. Le grand triomphateur de la soirée est Christian Gerhaher dans une implication dramatique totale que ce soit dans Faust amoureux ou vieillissant et encore d’avantage en Pater Seraphicus et en Dr. Marianus. La voix est belle, jeune et moelleuse. Les mots sont ceux d’un liedersänger avec une projection parfaite de chanteur d‘opéra. Ces qualités associées en font l’interprète rêvé de ces rôles si particuliers. L’Orchestre de Paris a joué magnifiquement, timbres merveilleux, nuance subtiles et phrasés amples. L’orchestration si complexe de Schumann a été mise en valeur par des interprètes si engagés. Les chœurs très sollicités ont été à la hauteur des attentes et tout particulièrement les enfants. Ils ont été admirablement préparés par Lionel Sow, plus d’un a été saisi par la puissance dramatique des interventions. Une très belle soirée qui est a été donnée deux fois (reprise le 18 septembre) une grande œuvre qui n’a et de loin, pas assez de présence dans nos salles. Sa complexité et le nombre des interprètes ne sont pas étrangers à cette rareté. En tout cas la salle bondée a été enthousiasmé. Le public est là pour cette œuvre pourtant réputée difficile quand des interprètes de cette trempe nous l’offre ainsi. Le soir de la première toutes les places de la vaste salle de la Philharmonie ont été occupées. Daniel Harding a ainsi amorcé avec panache sa complicité avec l’Orchestre de Paris et avec le public. Compte rendu concert ; Paris ; Philharmonie de Paris, le 16 septembre 2016 ; Robert Schumann (1810-1856) : Scènes du Faust de Goethe ; Hanna-Elisabeth Müller, Mari Eriksmoen, sopranos ; Bernarda Fink, mezzo-soprano ; Andrew Staples, ténor ; Christian Gerhaher, baryton ; Franz-Josef Selig, Tareq Nazmi, basses ; Chœur d’enfants et Chœur de l’Orchestre de Paris : Lionel Sow, Chef de chœur ; Orchestre de Paris ; Direction, Daniel Harding. Photo : Silvia Lelli



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12 septembre

Orchestre National de Lille : 4 concerts dirigés par Alexandre Bloch

Orchestre National de Lille, nouvelle saison 2016 – 2017. Quatre programmes majeurs à ne pas manquer avec Alexandre Bloch, nouveau directeur musical. La nouvelle saison 2016 – 2017 de l’Orchestre National de Lille marque une nouvelle étape et un jalon décisif dans l’histoire de la phalange lilloise puisque le chef français Alexandre Bloch a été nommé nouveau directeur musical de l’Orchestre, succédant ainsi au chef fondateur Jean-Claude Casadesus, en poste depuis 1976. Pour ses 40 ans, l’Orchestre s’offre un tempérament plein d’énergie, un musicien solide et charismatique qui réalise l’esprit de continuité et de d’approfondissement défendu au cours de la nouvelle saison par les musiciens à Lille. Violoncelliste, aujourd’hui chef invité principal des Düsseldorf Symphoniker, Alexandre Bloch (Talent Adami 2012) en mettant surtout l’humain et une grande curiosité au centre de ses préoccupations a à coeur de défendre et de prolonger les valeurs développées depuis la création de l’Orchestre, par Jean-Claude Casadesus. En cette première saison, les spectateurs pourront découvrir et suivre le travail du nouveau chef avec les instrumentistes de l’Orchestre national de Lille, ce dès le premier programme emblématique d’une passation déjà très attendue ; puis au cours des 3 autres concerts à l’affiche de la saison : soit 4 rendez vous incontournables de la nouvelle saison symphonique en France, en septembre, décembre, mai puis juillet 2016. 4 concerts de l’Orchestre National de Lille sous la direction de Alexandre Bloch, nouveau directeur musical Concert de passation Jeudi 29 septembre 2016 Vendredi 30 septembre 2016 à 20h LILLE, Auditorium du Nouveau siècle Samedi 1er octobre 2016, à 20h DOUCHY-LES-MINES, L’Imaginaire Bienvenue Maestro ! Concert d’ouverture avec Alexandre Bloch, nouveau directeur musical de l’Orchestre National de Lille. Au programme pour ce premier concert de présentation, un premier volet comme une passation : l’ouverture de l’opéra Benvenuto Cellini de Berlioz par le fondateur historique Jean-Claude Casadesus ; ensuite Alexandre Bloch dirigera InFall de Hèctor Parra – compositeur en résidence, (création française) ; le Concerto pour violon de Khatchaturian (soliste : Nemanja Radulovic, violon), enfin L’Oiseau de feu (musique du ballet intégral) de Stravinsky. Ainsi les spectateurs lillois se délecteront de symphoniste flamboyant sous la conduite des deux chefs désormais emblématiques de l’Orchestre National de Lille en sa nouvelle saison 2016 – 2017 : furie italienne dans l’évocation du destin passionné de Cellini, orfèvre sanguin dans la Florence de la Renaissance ; puis virtuosité scintillante chez Khatchaturian puis Stravinsky. Pour les deux chefs c’est un programme idéalement choisi : Jean-Casadesus a toujours montré une réelle affinité avec le romantisme français ; quant à Alexandre Bloch, l’idée entre autres de retrouver les splendeurs suggestives de l’orchestre du jeune Stravinsky quand il composait pour les Ballets Russes, demeure la source inspiratrice d’une insondable richesse. Un émerveillement et une ivresse instrumentale que le nouveau maestro aura plaisir de transmettre et partager… RÉSERVEZ votre place HAPPY NEW YEAR IN AMERICA Jeudi 15 décembre 2016, 20h Mardi 20 décembre 2016, 20h Mercredi 21 décembre 2016, 16h LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle En tournée dans le territoire : Vendredi 16 décembre 2016, 20h à MAUBEUGE, La Luna Samedi 17 décembre 2016, 20h à CARVIN, salle Rabelais Dimanche 18 décembre 2016, 16h à SAINGHIN-EN-MELANTOIS / Salle de sport Allégresse et plaisir de vivre… les qualités défendues par ce programme réjouissant et festif déploient l’énergie et la fièvre en provenance (majoritairement- si l’on excepte Marquez) d’Amérique du nord. L’ONL, Orchestre National de Lille sous la baguette vive, affûtée de son nouveau directeur musical, Alexandre Bloch, joue l’Ouverture de Candide et le Divertimento pour orchestre de Leonard Bernstein, Mavis in Las Vegas de Maxwell Davies et Tahiti Trot de Shostakovitch (l’une des rares moments musicaux où le compositeur russe s’abandonne à une certaine plénitude allègre… dévoilant un talent indiscutablepour la musique de danse), sans omettre Fanfare for the Common Man de Copland, Danzon n°2 de Marquez, Circus Polka de Stravinsky enfin, la Suite Porgy and Bess du très élégant et rythmiquement irrésistible Gershwin. Tous les compositeurs ici réunis savent s’inspirer de mélodies populaires, sublimées dans une parure orchestrale d’un raffinement entraînant et communicatif. RÉSERVEZ votre place Les PÊCHEURS DE PERLES de Georges Bizet Mercredi 10 mai 2017, 20h à LILE, Auditorium du Nouveau Siècle Vendredi 12 mai 2017, 20h à PARIS, TCE – Th. des Champs-Élysées En version de concert, l’opéra du jeune Bizet (25 ans alors), – lauréat du Prix de Rome-, affirme le tempérament bouillonnant du futur auteur de Carmen. C’est aussi pour l’Orchestre habitué aux concerts symphoniques, une formidable expérience lyrique où la tenue générale des instrumentistes doit suivre et envelopper sans les couvrir, toutes les voix solistes. Justement, la distribution de cette production lyrique romantique comprend quelques uns des jeunes chanteurs français les plus convaincants de l’heure : la soprano Julie Fuchs (Leïla, prêtresse de Brahma, amoureuse du pêcheur Nadir), Cyrille Dubois (Nadir), Florian Sempey (Zurga, roi des pêcheurs)… Chacun connaît la fameuse Romance de Nadir, prière virile d’une étonnante séduction mélodique chantée par le ténor vedette… de fait, Les Pêcheurs de Perles, ouvrage créé avec un certain succès au Théâtre Lyrique, Place du Châtelet à Paris en septembre 1863, convoque l’esprit fantasmatique et onirique de l’orientalisme Second Empire. L’action se passe à Ceylan et met en lumière la bravoure de Durga, décidé finalement à sauver le couple amoureux, Leïla et Nadir. Outre une complicité feutrée avec les voix, l’orchestre doit révéler l’élégance de l’orchestration dont la finesse annonce couleurs et éclats, eux méditerranéens à défaut d’être exotiques, de l’orchestre romantique français étincelant dans Carmen (1875)… RÉSERVEZ votre place ENFER et PARADIS Clôture de la saison 2016 – 2017 Samedi 1er juillet 2017, 18h30 LILLE, Auditorium du Nouveau Siècle ROBIN : Inferno (Frantizek Zvardon, création vidéo) FAURÉ : Requiem Enfer et Paradis. Programme conflictuel et contrasté en guise de conclusion de la nouvelle saison 2016 – 2017 de l’Orchestre National de Lille. Un nouveau terreau fertile aux accents et nuances, scintillants et crépitants, sous la baguette d’Alexandre Bloch. D’abord, déflagrations et vertiges grâce aux sonorités puissantes du compositeur en résidence Yann Robin, au background rock, jazz et aussi naturellement classique. Au terme de sa nouvelle partition infernale, surgit in extremis une lueur d’espoir après l’évocation d’un monde en prise avec les forces démoniaques. Puis c’est bien l’apprentissage des béatitudes et du renoncement le plus apaisant et paisible qui s’affirme à travers le chant de la soprano (Armelle Khourdoïan), du baryton (Jean-François Lapointe) et du choeur (Régional Hauts-de-France), dans l’irrésistible Requiem de Fauré véritable baume pour l’âme en souffrance (évocation du Paradis et des anges bienveillants, accueillants du dernier épisode : In Paradisum). RÉSERVEZ votre place 4 événements de la saison 2016 – 2017 : 3 programmes symphoniques et 1 concert lyrique par l’Orchestre National de Lille sous la direction d’Alexandre Bloch. Toutes les INFOS et les modalités de RÉSERVATIONS sur le site de l’Orchestre national de Lille (www.lilleonline.com) Illustrations : Alexandre Bloch © JB Millot / Orchestre National de Lille ;

Hector Berlioz
(1803 – 1869)

Hector Berlioz est un compositeur, écrivain et critique français, né le 11 décembre 1803 et mort le 8 mars 1869. Il est considéré comme l'un des plus grands représentants du romantisme européen, bien qu'il récusât le terme de « romantique » qui ne signifiait rien à ses yeux. Berlioz se définissait en fait comme un compositeur classique. Sa musique eut la réputation de ne pas respecter les lois de l'harmonie, accusation qui ne résiste pas à une lecture approfondie de ses partitions. On y découvre, paradoxalement, que Berlioz respecte les fondements historiques de l'harmonie datant du xvie siècle (règles régissant les mouvements contraires et conjoints), mais qu'il s'affranchit parfois des règles supplémentaires apparues plus tardivement et esthétiquement discutables (règles de modulation cadentielle entre autres).



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